Quels outils pour la réalité augmentée dans l’industrie ?

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Utilisation des Google Glass sur le terrain

Je vous invite à lire sur le site de l’AREA le très bon résumé de Christine Perey sur le dernier Enterprise Wearable Technology Summit (EWTS) de Houston en octobre dernier. On y a apprend en particulier que si les entreprises sont prêtes à utiliser de la réalité augmentée dans leur quotidien, elles attendent des interfaces réellement adaptées à leur situation.

Sans entrer dans les détails, les attentes pour les wearables, et les lunettes en particulier, sont résumées par Joe White (Zebra Technologies) : une technologie robuste (pas un prototype en bêta permanente), un besoin adressé précis et une conception « socialement acceptable ». C’est finalement assez simple et cela rejoint bien les demandes que j’ai pu entendre dans des entreprises comme STX (chantier naval) ou Volkswagen (lors d’InsideAR).

Cette simplicité apparente de la demande cache évidement des difficultés techniques non négligeables pour les lunettes de RA. Il faut en effet qu’elles soient assez légères et équilibrées, tout en ayant un bon champ de vision et une bonne définition, couplé à une autonomie compatible avec une journée de travail.

MIRA par Testia

Aujourd’hui, peu de dispositifs répondent à ce genre de demande comme vous pouvez le constater en parcourant le benchmark de RA’pro. Aujourd’hui; seules les BT-2000 d’Epson ont une certification IP54 (poussière et eau) et, à part le prototype de DAQRI, on voit encore peu de casques sortir de l’ombre. Les constructeurs semblent plus attirer par les applications grand public (même s’ils s’en défendent) ou les « professionnels au bureau » comme dans les dernières vidéos de Hololense. Il n’est donc pas étonnant que les personnes de l’industrie voient les modèles actuels de lunettes comme des « objets de laboratoire » 🙂 J’ai pu moi-même constater la difficulté de les mettre en opération dans un environnement de production (Donner du sens aux données … avec la réalité augmentée !). D’ailleurs les quelques utilisations de la réalité augmentée « en vrai » comme chez Airbus, s’appuient sur des tablettes (Rencontre avec Testia et la solution industrielle MiRA).

L’article indique également que, dans un premier temps, l’expertise à distance pourrait suffire. Je constate beaucoup de demandes de ce type chez mes clients, et je ne suis pas le seul (Frédéric Pedro de Polm Studio nous parle de projection d’expertise et Petit retour sur le dernier MIDEST, le numérique et la réalité augmentée). C’est une manière assez pragmatique de mettre de l’équipement en place et de montrer concrètement l’intérêt aux utilisateurs sur le terrain.

Au rythme de progression actuelle, on peut espérer que des lunettes ou des casques adaptés arriveront sur le marché dans 3 à 5 ans. D’ici là, il me semble également intéressant de s’intéresser aux dispositifs haptiques, bien plus simples à mettre en œuvre et qui peuvent efficacement transmettre des informations sans perturbation.

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