La presse, l’écrit, le contenant et le contenu

Si depuis quelques semaines vous avez échappé à l’ensemble des discussions sur l’Ipad je suis preneur de votre technique ! Sans rire, nous connaissons tous la capacité d’Apple à faire du bruit autour de ces concepts « révolutionnaires » et je dois au moins leur reconnaitre un avantage : Cela force tout le monde à s’intéresser au sujet !

La sortie de l’Ipad donc a focalisé le « monde » sur le concept de tablette tactile et mobile. Les éditeurs en particulier ont été forcé de réagir pour éviter le syndrome mp3 … C’est vraiment très intéressant car depuis quelques années l’édition cherche sa place sur le Net et les discussions portaient plus sur le contenu (les services associés) que sur le contenant. N’étant pas du monde de l’édition justement, vous m’excuserez ma vision forcément partielle 🙂

Avant LA tablette donc, il fallait moderniser le média écrit et lui donner un aspect plus interactif. Le livre et la presse ont suivi des chemins parallèles et ont testé des solutions similaires. En allant un peu plus loin que la mise en place d’un site web associé à une publication, vous connaissez sans doute l’utilisation des codes barres à deux dimensions. C’est une manière toute simple de relier l’écrit au Net. Même l’équipement nécessaire est courant aujourd’hui !  Vous pouvez trouver un exemple de cette utilisation sur le site de BookBeo avec « Breton Magazine ». Jacques Attali a également illustré cela l’année dernière avec son hyperlivre « Le sens des choses« . Pour aller un cran plus loin, il est possible aujourd’hui de vraiment augmenter un écrit en utilisant justement la technologie de la « réalité augmentée ». Je ne m’étendrai pas sur le principe et, si vous voulez en savoir plus, je vous invite à consulter le blog suivant (publicité gratuite!!). Je vous invite juste à jeter un oeil sur cet usage :

Donc pour résumer, on augmente le livre mais on garde la manière classique de lire, autour d’un objet qui peut se suffire à lui même et de façon linéaire. La vision actuelle portée par l’Ipad change la donne puisque c’est le contenant lui-même qui va permettre cette augmentation.  Plus besoin d’utiliser un accessoire (téléphone, ordinateur) pour avoir plus de services puisque la tablette permet tout cela. Plus besoin non plus de se poser le problème du lien, évidement. Par contre, on change le média de lecture et, là, il y a une vraie révolution. En effet on ne lit pas sur un écran comme sur un livre ou un magazine. L’ajout multimédia est une vraie distraction pour le lecteur, il vaut donc mieux des textes courts et percutants (ben oui comme sur le web classique). Évidemment, c’est ici que la littérature et la presse vont devoir trouver des solutions différentes. Ou plutôt c’est la presse qui doit allez plus vite que les autres pour prendre ce virage et ne pas finir dans le fossé ! On peut voir déjà des titres français qui s’engouffrent dans l’aventure. Le monde reste assez classique dans sa présentation alors que Paris Match est à fond dans le multimédia.

Alors l’avenir c’est quoi ? Le livre et la presse qui évoluent sous forme numérique ? Pour moi c’est certain ! Le papier ne sera pas abandonné mais il va migrer vers les ouvrages de prestige. La lecture de cette nouvelle presse sur un Ipad ? C’est pas certain ! Avec un bon réseau 3 ou 4g et un écran de la taille d’une colonne de journal (donc un smartphone) il est tout à fait possible de lire un article de presse. Et en plus on peut facilement mettre l’objet dans la poche ! La vraie révolution viendra plus surement de la mise sur la marché du papier électronique flexible, sur lequel on pourra en plus prendre des notes (manuscrites ou orales). Mais ca, c’est encore dans les labos … rendez-vous dans 10 ans !

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