Livres numériques, prochaines cibles des vilains pirates

Ebook et livre papier

Ebook et livre papier

Le marché du livre électronique est en train de se constituer et déjà on voit fleurir les articles sur le piratage possible des œuvres. [Un grand merci à MaelLehir pour la découverte de l’article suivant]

L’article de « Ecrans » revient sur une étude publiée récemment par « le Motif » : Ebookz ? l’année zéro du piratage de livres. On y apprend en particulier que les parutions contemporaines sont les plus piratées et que la très grande majorité de ces piratages concernent des ouvrages n’étant pas proposés sous forme numérique. Ok, vu le catalogue numérique aujourd’hui ce n’est pas vraiment une surprise !

Il ne faut pas oublier non plus que le faible taux de piratage des livres (1% présenté dans l’enquête) et du en partie à cette absence d’offre numérique systématique. Numériser un livre papier pour en faire un fichier numérique exploitable est une opération longue. Si, dans quelques mois/années l’offre numérique est plus importante, le nombre de cas de piratge augmentera certainement. Nous en avons un exemple actuellement avec les revues et les magazines, qui existants au format numérique, sont beaucoup plus nombreuses en copies illégales.

Vous trouverez également dans cette enquête les types de livres les plus piratés et les domaines qu’ils recouvrent. Je trouve très intéressant d’y voir les livres « pratiques » en bonne place. Par livres pratiques, j’entends les ouvrages scientifiques ou techniques, liés aux études et à l’éducation. Ces livres étant le plus souvent assez onéreux (pour un public d’étudiants) et pas des plus simples à transporter (taille et poids), on comprends facilement leur présence dans le top.

La partie la plus intéressantes de cette étude est pour moi la dernière, qui présente les bonnes pistes pour lutter contre ce début de piratage. Au delà des conseils « classiques » comme le développement de l’offre légale à des prix « corrects » et la prise en compte des services annexes autour du livre, je suis particulièrement sensible aux actions de sensibilisations des professionnels et de partage autour de la technologie. En effet, montrer aux éditeurs, quelque soit leur taille, la possibilité de créer des livres numériques et de les proposer au public, c’est enrichir le futur marché. Mais cela ne s’arrête pas là, puisque les nouvelles formes de lecture impliquent aussi de nouvelle formes d’écriture ! Mettre les professionnels de l’édition et de l’écriture dans cet esprit d’ouverture n’est pas la meilleur de préparation ? J’ai en tête l’atelier d’écriture du blog Ted et Eux. Tous le monde n’est pas écrivain, et alors ? Est-ce que cela nous empêche d’écrire et de proposer notre production au public ? Vive la longue traine !

Bref, les possibilités sont là, il faut les saisir. Si les professionnels de l’édition adoptent la même attitude que ceux de la musique ou du cinéma, il rencontreront probablement les mêmes difficultés.

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