Laval Virtual Days Construction : L’accompagnement au changement, pierre prioritaire de la XR !

C’est avec un grand plaisir que j’ai pu animer les deux tables rondes du dernier Laval Virtual Days sur le thème de la construction, ou plutôt des constructions puisque nous avons abordé des domaines aussi variés que l’aéronautique, le bâtiment, l’automobile ou l’aménagement urbain ! Bref, tous les domaines où un processus complexe est en marche, incluant de multiples acteurs synchronisés, nous intéressaient. Évidemment, l’objectif était de comprendre comment les technologies immersives interviennent dans ces secteurs, ce qu’elles apportent concrètement et surtout s’il est possible de partager les bonnes pratiques entre les différents domaines d’utilisation.

Je ne pourrais malheureusement pas faire un compte rendu exhaustif des discussions très intéressantes que nous avons eu mais j’aimerai vous partager quelques points qui me semble les plus pertinents.

Tout d’abords il apparaît clairement que certains usages autours de la formation ou de la conception utilisent fortement les technologies immersives quelques soit les domaines. Les bonnes pratiques sont évidemment similaires et, souvent, les entreprises prestataires interviennent comme « éléments transverses ». Ce sont elles qui font le lien (pour ne pas dire le dialogue) entre les domaines, entre leurs clients. C’est un rôle qu’elles mettent malheureusement rarement en avant alors qu’on peut y voir un argument commercial assez fort.

Au delà de ces usages particuliers, on rentre vite dans des besoins spécifiques et le « tronc commun » des usages reste encore pauvre. Il nous faut aussi garder à l’esprit que les secteurs du bâtiment et de l’industrie ont encore des organisations significativement différentes, en particulier dans la relation avec les sous traitants. Or, c’est souvent par les grands donneurs d’ordres que les habitudes se diffusent. Dans le secteur du bâtiment, cela reste à organiser.

Un élément reste au centre des choses, la maquette numérique. Nous avions déjà abordé ce point lors du dernier Laval Virtual. Elle est intégrée dans le PLM pour l’industrie et dans le BIM pour le bâtiment. Dans les deux cas, l’objectif et de la rendre la plus fidèle possible à la réalité, créer le fameux jumeau numérique. On en est encore assez loin aujourd’hui mais il parait inéluctable que cette maquette deviennent l’outil de collaboration entre tous les acteurs.

Un autre point très intéressant a été abordé dans les deux tables rondes qui souligne l’importance centrale de l’accompagnement du changement dans l’acceptation des technologies immersives. En effet, quelque soit le domaine, l’arrivée des technologies immersives n’est que la partie visible de l’iceberg. Le vrai sujet est le profond changement des méthodes de travail (assistance, autonomie d’exécution, conception et production agile, etc.) L’humain est au centre de cette transformation et, parfois, il résiste, surtout si on lui explique mal le pourquoi 🙂 Comme l’a très bien expliqué Sébastien Kuntz (MiddleVR) cela implique que, dans chaque implémentation d’un outil immersif dans une entreprise, il serait nécessaire d’incorporer une aide au changement. C’est encore loin d’être le cas car, il faut ce rendre à l’évidence, ce n’est pas simple ! En effet, le changement en question, comme vu plus haut, ne se limitent pas à la technologie, il ne s’agit pas d’un problème de formation ! On peut même se demande même si un nouveau métier n’est pas en train d’émerger. Une sorte de médiateur ayant des compétences « métier », une vision sur l’évolution de l’entreprise, du secteur et des technologies, combinés à de grandes capacités d’écoute …. Si vous en connaissez, n’hésitez pas à compléter !

 

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